Extraits de l'atelier d'écriture

Texte rédigé par Catherine pour l'atelier du 17 Mars 2025.

Thème de cet atelier :

 Décrivez et racontez votre chevet. 

 

                                 Mon Chevet

Petit meuble bas, témoin du temps passé,

Près du lit, à portée de tête, bien placé.

Dessus un bric-à-brac hétéroclite,

Je vous invite pour une p’tite visite.

 

Bois poli par les ans, héritage des parents,

Années cinquante repeint en bleu et argent.

Les appliques à pampilles au-dessus éclairent

Ce joyeux fouillis, modèle réduit de mon univers.

 

Alexa, ma compagne virtuelle, y trône,

Réveil, radio, amie, jamais ne ronchonne.

Son heure diffuse une lueur chaude et douce

Sur mon verre d’eau, indispensable source

 

Lunettes posées, jamais dans leur étui,

Téléphone en charge, fidèle et assoupi.

Un vieux plumier laqué, rempli de crayons.

Pour écrire un mot, en noir ou vermillon

 

Sur un carnet d'idées, bouée de ma mémoire,

Où s'échouent des pensées, des bribes de rêves

Morceaux d’inconscients pour tracer une histoire

Au petit matin dès que j’me lève.

 

Posé juste à côté, un roman en cours,

Souvent un polar aux pages cornées,

Rivalise avec le choix du moment

« Les femmes funambules » que je lis par fragments.

 

Les télécommandes jouent les équilibristes

Sur une tablette ou un magazine de jeux.

Elles allument un écran somnifère et ennuyeux

Quand Je n’me fais pas cruciverbiste.

 

Une porte, plus bas s’ouvre ; dans cette niche

D’autres objets : des livres empilés

En attente d’être lus ou déjà oubliés.

Bien au fond, un galet repose, trésor fétiche.

 

Les électrodes de musculation délaissées,

Aurait bien besoin d’être utilisées.

Doliprane, pommades et collyres

Mon p’tit arsenal est là, toujours prêt pour guérir.

 


L’autre chevet de l’autre côté du lit

Est assigné normalement à mon compagnon

Invité parfois à partager mes nuits

Mais là j’vous en dit plus que de raison…

 

Ce chevet est envahi de livres d’art

En partie cachés par la boite à mouchoirs.

Et plus bas un enchevêtrement de fils emmêlés

Egaye un tiroir de ses couleurs bariolées.

 

Ce petit monde intime révélateur

Sans doute de mon bordel cérébral,

Pour un sommeil serein n’est pas idéal.

J’en conviens ; mais il reste le barreur

 

Fidèle de mes voyages insomniaques

Gardien de mes songes un peu foutraques.

Voilà : ce meuble encombré que je vous ai présenté,

Eh bien, Je ne veux pas en changer !

 

 

 

                                                   

 

 

 

 

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